Ceux qui no'nt pas passé l'été à la plage connaissent. Les autres feraient bien de s'y mettre pour rester dans le coup!
Ceux qui no'nt pas passé l'été à la plage connaissent. Les autres feraient bien de s'y mettre pour rester dans le coup!
Orson Scott Card est sans doute l'un de mes auteurs préférés. Outre le fait que ses genres de prédilection sont la Fantasy et la Science-Fiction, il a développé une patte narrative orientée à la fois vers le divertissement grand public et l'approche documentaire. Chancun de ses récits est extrêmement documenté, et exploité d'une manière qui accroche immédiatement le lecteur. On peut ainsi citer les chroniques d'Alvin le Faiseur, qui nous fait découvrir la naissance de la nation américaine dans un monde où la sorcellerie est une composante naturelle de l'ordre des choses. Plus récemment, Enchantement revisite les contes et légendes Russes en extrapolant sur les faits historiques qui sont à leur origine. Se retrouver ainsi plongé dans la Russie du IXe siècle est une expérience pour le moins inédite.
Avec Empire, Card s'attaque au genre de l'anticipation, en imaginant pour les Etats-Unis un futur proche et tangible qui s'appuie sur des faits d'actualité récents (terrorisme, néo conservatisme, complots, tensions économiques...). On assiste ainsi au fil des pages au déclenchement de la deuxièmle guerre civile américaine, un scénario inconcevable rendu crédible encore une fois par la précision dans la documentation et la finesse de l'analyse de la vie politique américaine. Le tout se déroulant sur un rythme haletant qui ne demande qu'à être adapté au cinéma... Card part de l'opposition entre les visions libérales et conservatrices qui s'opposent au sein de la société Américaine, ce vieux conflit entre les représentant du dogme puritain et les défenseurs des libertés individuelles. Dès lors, il n'est pas difficile d'imaginer le pire en introduisant une dose d'extrémisme et de complot.
Un bon livre de plage, disponible en anglais uniquement pour le moment.
A la ramasse dans les parts de marché depuis quelques trimestres, le génat de jeu vidéo Electronics Arts est à la recherche d'une nouvelle poule aux oeufs d'ors (les Sims, ça vous dit quelque chose?) pour renflouer sa barque.
La firme a donc donné carte blanche à Will Wright, l'inventeur des Sims, pour pondre un nouveau concept. Ainsi est né Spore, dont le principe - jouissif - consiste à créer puis à faire évoluer une espèce animale depuis son apparition jusqu'à un état de développement plus ou moins avancé. Un god game darwinien en somme.
L'outil premettant de créer des créatures est disponible depuis peu sur le site officiel du jeu. Et depuis tout s'est emballé, puisque les internautes ont laissé libre cours à leur créativité pour donner naissance à des créatures sexuellement explicites (voir cet article sur écrans). Bien sûr, EA a vivement protesté et interdit toute utilisation abusive du créateur de bébètes. Mais il y a fort a parier qu'ils sont également ravi du buzz généré par l'affaire.
Au-delà de toute cette affaire, c'est encore une fois une démonstration de la puissance libératoire du jeu qui transparaît. Libérés de toute contrainte ou influence, et protégés par l'anonymat d'internet, les utilisateurs expriment spontanément leur créativité et leurs pensées les plus profondes. Comme ce n'est qu'un jeu, la signification profonde de l'acte passe subitement au second plan. En toute innoncence.
La première fois que j'avais joué aux Sims, je me souviens qu'une de mes premières entreprises avait été de piquer la femme de mon voisin virtuel. Ce fut chose faite en moins de deux semaines, et je jeu perdit tout à coup de son intérêt.
La question pour Spore est la même: une fois que j'aurais créé mon pénis sur pattes, que vais-je bien pouvoir en faire? M. Wright n'a certainement pas pensé à un gameplay adapté à ce genre de créations. J'aurais assouvi mon fantasme mais ma seule récompense sera sans doute un sentiment de vacuité virtuelle...